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Mercredi 14 juin 2006

Ce projet s’inscrit dans le cadre général du programme de la liste Ensemble établi pour les élections aux conseils de l’université. Il constitue un addendum à ce programme, constitué de mesures à mettre en œuvre par la future équipe  présidentielle, dès l’élection du président ou de la présidente, et à moyen terme. Seul un candidat ou une candidate de la liste Ensemble, s’engageant à réaliser ce projet s’il /elle est élu/e,  sera soutenu/e par la liste.

 

Par ailleurs, le ou la candidate que la liste  soutiendra s’engagera moralement vis à vis de la liste à être réellement en situation d’assumer la fonction présidentielle. Celle-ci est lourde de responsabilités importantes et elle implique que celui ou celle qui l’accepte soit pleinement disponible et prêt(e) à accepter le rythme de vie soutenu qui en découle. Le ou la candidate devra donc s’engager à abandonner dans un délai raisonnable toute responsabilité importante qui ne lui laisserait pas une disponibilité suffisante pour agir dans l’intérêt du service public et pour la promotion de notre université.

 

Enfin, la liste soutiendra, au delà d’un(e) candidat(e), celui / celle qui saura convaincre être en mesure de constituer une équipe, avec laquelle il /elle s’engagera à travailler dans un véritable esprit de dialogue, de concertation et de réflexion politique sur les sujets d’importance pour le devenir de notre université.

 

La liste décidera démocratiquement, du candidat ou de la candidate qu’elle soutiendra, selon des modalités que nous définirons lors de notre réunion du mardi 30 mai.

 

 

I. Mesures d’urgence

 

Revaloriser les missions de l’administration. Les collègues IATOS ont besoin de directives claires, élaborées avec le secrétaire général dans le respect de leurs compétences. Il faut re-dynamiser et rendre confiance. Les recommandations du CNE doivent être entendues. L’hémorragie de personnel doit être stoppée.

Démocratiser les processus de décisions. Mettre en place les circuits de communication interne et externe. Assurer un véritable dialogue avec tous les collègues (EC, chercheurs, enseignants, IATOSS). Le bureau actuel même élargi fonctionne trop sur lui-même. Il faut aussi rétablir le respect des règles au sein de l’université, c’est une condition de la démocratie.

 

Régler les problèmes récurrents de l’UFR SSG et réorganiser cette UFR. Permettre le développement autonome de la gestion (recherche et enseignement) et la rénovation d’AES au travers de la création d’une nouvelle UFR. Doter la gestion d’une CSE sans personnalités extérieures contestables.

 

Développer la FC et le CFA en confortant les orientations mises en place par la nouvelle direction, en encourageant une politique de qualité de l’offre de formation. Assurer la transparence dans le cadre d’un fonctionnement démocratique (attribution et utilisation des moyens). Mettre en place un véritable contrôle de gestion jusqu’à l’utilisation effective des moyens dans les diplômes.

 

Soutenir les laboratoires dans leur politique de recherche. Doter le service de la recherche des moyens d’évaluation, de suivi et d’appui aux laboratoires (finances, IATOSS, ATER, bourses de thèses). Dégager sur le budget de l’université et sous la responsabilité du CS des moyens pour que notre établissement se dote d’une véritable politique de la recherche. Mettre en place une politique de partenariat et de conventionnement avec des laboratoires extérieurs pour conforter ou créer des équipes. Les personnels isolés ou rattachés à des laboratoires extérieurs doivent pouvoir contribuer au rayonnement recherche d’Evry.

 

Nous affirmer dans le PRES et y proposer des réorientations qui permettent aussi des complémentarités et des synergies avec Paris-Centre. Intégrer la dimension biologie dans le PRES avec les partenaires liés au pôle de compétitivité.

Prendre en compte les inquiétudes des jeunes et le débat sur la professionnalisation et les débouchés des filières, qu’ils ont suscités. Tout en affirmant la vocation universelle de l’Université dans l’élaboration et la diffusion des savoirs au plus haut niveau, nous devons prendre en compte les difficultés rencontrées par les étudiants. Renforcer les dispositifs de lutte contre l’échec (exemple : création d’un L0). Développer et diversifier les filières professionnelles et en apprentissage, améliorer l’information sur l’orientation et les débouchés.

 

Développer un véritable observatoire de la vie étudiante doté de moyens et intégrant le travail déjà réalisé. Nous devons assumer notre responsabilité citoyenne en informant les usagers et les partenaires sur nos résultats et le devenir des étudiants.

 

La loi de finances permet des réorientations budgétaires. Les réserves de l’université et les sommes gelées doivent être mobilisées.

 

Organiser dès le mois de septembre 2006 les états généraux de réflexion et de prospective comme proposé par le rapport du CNE.

 

 

II. Mesures à moyen terme

 

Relancer la coopération avec Génopole et achever la pleine insertion des formations et des laboratoires liés à ce secteur au sein de l’université.

 

Appuyer énergiquement les démarches confiées à B.Chappey sur les bâtiments, en lien avec le CPER.

 

Engager un dialogue fort  avec les partenaires pour nous renforcer (organismes, collectivités, lycées et CIO). Renforcer les liens Université-lycée pour une meilleure orientation des jeunes.

 

Lancer la réflexion sur le renouvellement et les successions dans certains secteurs et faire le lien avec les collègues qui prévoient leur départ à la retraite.

 

Réorganiser l’offre de formation par une défense et une relance des formations professionnelles et en apprentissage, secondaires et tertiaires. Défendre l’esprit des IUP et conserver l’acquis pédagogique de ces formations Relancer les sciences par un effort de promotion et l’élargissement du recrutement. Conforter Droit et Economie. Réorganiser les sciences humaines.

 

Les conseils (CA, CS, CEVU) doivent être le lieu du débat sur la politique de l’université dans les différents domaines. Ils doivent disposer des moyens administratifs permettant l’information régulière et approfondie des élus. Il faut favoriser en amont la préparation des dossiers à caractère technique (conventions…) pour des conseils plus efficaces.

 

Le service des relations internationales doit travailler avec tous les collègues de l’université, rendre compte des ses activités et se placer au service du rayonnement de notre université sur le plan international.

 

Par Waksman - Publié dans : ensemble.elections2005
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Mardi 13 juin 2006

Contribution au débat sur la méthode que pourrait suivre notre université pour la création et la publication des postes EC.

 

 

Rappelons quelques textes fondateurs sur lesquels l’université est régie encore de nos jours :

 

 

La Loi Savary dit :

 

Article 2 - Le service public de l'enseignement supérieur contribue :

 

-          au développement de la recherche, support nécessaire des formations dispensées, et à l'élévation du niveau scientifique culturel et professionnel de la nation et des individus qui la composent.

 

Mon commentaire : tout est dit dans cet article sur le rôle de l’université. Les termes employés sont précis. La recherche est le support des formations. Respecter l’esprit de l’article2 de la loi Savary, c’est avant tout évaluer notre activité de recherche. A partir de cette activité de recherche, une offre de formation peut être ouverte.

 

 

L’article 30 de la même loi dit

 

- Le conseil scientifique propose au conseil d'administration les orientations des politiques de recherche, de documentation scientifique et technique, ainsi que la répartition des crédits de recherche. Il est consulté sur les programmes de formation initiale et continue, sur la qualification à donner aux emplois d'enseignants-chercheurs.

 

Mon commentaire : respectons l’esprit de la loi. Le CS doit être en capacité d’examiner avec soin les demandes de poste EC. Jusqu’à ce jour, la liste des emplois était arrêtée en dehors du CS.

 

 

Un deuxième texte définit la statut des PU. Il s’agit du

 

Décret n° 84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences

 

Titre 1,  article 7

 

Les professeurs des universités ont vocation prioritaire à assurer leur service d’enseignement sous forme de cours. Ils ont, en outre, la responsabilité principale de la direction des centres de recherche.

 

Mon commentaire : les PU sont à la direction de la recherche et donc en sont les animateurs. Ils sont assistés par les maîtres de conférences. Toute l’activité de chaque collègue PU doit être évaluée. Son rôle dans la direction de la recherche doit faire l’objet d’un examen attentif.

 

 

Enfin, plus récemment l’ancien président de l’université Toulouse I a écrit un rapport qui porte son nom. En voici un extrait :

 

Extrait du rapport Belloc

 

… Les activités de recherche ne font actuellement pas l’objet d’une évaluation individuelle pour chacun des enseignants chercheurs. Seuls ceux qui sont candidats….Les autres se trouvent ainsi en dehors de tout dispositif d’évaluation de leur activité de recherche. Cela décrédibilise la recherche universitaire et peut finalement aussi pénaliser les enseignants chercheurs eux-mêmes ...

 

Mon commentaire : je partage entièrement cet avis.

 

 

Un premier critère doit présider à la demande d’un poste: la qualité de la recherche. Qui dit qualité de la recherche, dit EVALUATION. Notre université doit décider d’évaluer la recherche dans les laboratoires et décider d’une évaluation individuelle. C’est le rôle du CS. Un deuxième critère est la qualité de l’offre de formation. Dans ce cas, encore qu dit qualité de l’offre de formation dit EVALUATION. C’est le rôle du CEVU, mais aussi du CS conformément à la loi.

 

 

L’université doit mettre en place un véritable service d’évaluation doté de moyens financiers et en personnels. Sur cette base, nous pourrons avancer.

 

En travaillant dans l’esprit de la loi Savary, les critères pour la création ou l’ouverture d’un poste de PR sont avant tout la création d’un nouveau laboratoire ou la création d’une équipe au sein d’un laboratoire, éventuellement le renforcement. Les critères sont donc :

 

1) la qualité de la recherche dans le laboratoire

 

2) la capacité du nouveau PR à animer une équipe.

 

 

Les critères pour créer un poste de MCF sont d’assister un PR dans ses recherches.  Il faut donc que le PR qui demande le poste justifie d’un niveau de publications dans des revues à comité de lecture (sont exclues les publications des collègues dans les revues où ils font partie du comité de lecture).

 

 

A partir de ces rappels, je propose une méthode que je soumets au débat à la fois dans notre liste et dans l’université.

 

 

Dès le début de l’année universitaire, les composantes, les laboratoires et les diplômes font part des demandes de postes. Les UFR débattent et transmettent aux conseils un rapport détaillé et public expliquant leurs choix.

 

 

Concernant le PR, celles-ci doivent renseigner le cadre du projet et le projet lui-même sur le plan scientifique et pédagogique. Si il s’agit de la création d’un laboratoire, le CS doit pouvoir examiner le projet, les acteurs du projet et cette création doit en principe rentrer dans les objectifs fixés par le plan quadriennal. Si il s’agit de créer une équipe au sein d’un laboratoire, la demande doit être justifiée à nouveau par un projet, que le CS pourra examiner. Envisageons de plus de pouvoir faire examiner les projets par des experts externes et indépendants.

 

 

Concernant les postes de MCF, ils sont présentés par un PR, qui doit justifier d’une activité de recherche selon les critères définis ci-dessus. La demande de poste doit renseigner cette activité et doit fixer les objectifs en recherche.

 

 

Je propose que le CS examine avec rigueur les demandes sur le plan scientifique, il doit disposer pour cela d’éléments d’évaluation. Une fois, les demandes adoptées par le CS, les demandes sont examinées par le CEVU qui juge de l’aspect pédagogique de la demande et propose un classement selon les besoins en enseignement.

 

 

L’évaluation des besoins par le CEVU doit reposer sur une analyse précise du domaine de diplôme, de la mention de diplôme, de la nature des besoins en enseignements par discipline dans un ou plusieurs diplômes. La demande de poste doit être accompagnée d’une analyse précise des responsables de diplômes concernés expliquant comment et par qui étaient couverts les besoins ou justifiant la demande par de nouveaux enseignements.

 

Le CEVU doit aussi s’appuyer sur les critères suivants donnés par un véritable observatoire :

 

-          Taux de réussite dans le diplôme et le devenir des étudiants du diplôme, poursuite d’études ou insertion professionnelle des lauréats.

 

-          Evaluation par les usagers du fonctionnement du diplôme établie de manière indépendante

 

 

Le CA discute aussi de la demande globale à partir des avis du CS et du CEVU, des données financières et de la stratégie globale qu’il entend donner à l’université d’Evry.

 

Les administrateurs devront disposer des outils d’appréciation et des avis du CS et du CEVU largement avant la séance. Le CA doit disposer : d’un état complet de l’utilisation des support de poste, d’une analyse de la situation des personnels permettant d’anticiper les départs à la retraite.

 

 

Enfin, le CA restreint doit avoir les moyens de vérifier que la politique d’emploi mise en place en début d’année a été respectée par les CSE. Les propositions des CSE doivent être accompagnées d’indications claires, vérifiées par les services administratifs, sur les CV des candidats classés.

 

 

Gilles Waksman

 

Le 13 juin 2006

 

Par Waksman - Publié dans : ensemble.elections2005
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Mardi 6 juin 2006

Nombre d'électeurs : 53
Nombre de votants : 50

François Colly : 0 voix
Richard Messina : 34 voix
Jeanine Tortajada : 16 voix

Nous avions reçu le retrait de candidature de François Colly en début de matinée, trop tardivement cependant pour que sa candidature soit officiellement retirée du vote.

La participation massive des membres de la liste à ce scrutin montre la volonté de chacun et chacune de s'exprimer. La qualité des débats lors de notre réunion du 30 mai dernier avait déjà montré l'intérêt porté par la liste à la vie de l'université. Nous pouvons nous réjouir de ce dynamisme qui nous sera très utile dans la période à venir, et au delà.

Par Waksman - Publié dans : ensemble.elections2005
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Lundi 29 mai 2006

A l’heure où Daniel ANDRE s’apprête à mettre fin à son mandant, une vive agitation sévit dans notre université. Qui va lui succéder ? La question essentielle est elle là ? Pour ma part, je ne le pense pas. La question essentielle, je le pense, est pour quoi faire.

 

Les candidat(e)s  ont l’habitude dans ce pays de faire des promesses électorales pour être élu(e) puis une fois élu(e)s, ils oublient les promesses faites avant les élections.  Ceci vaut pour notre université.

 

Quels sont les points du programme de liste « ensemble pour une nouvelles ambition » débattus en 2005 qui sont mis en œuvre ? Je rappelle que le programme de notre liste est toujours disponible sur le blog de la liste « ensemble ». Débattons en. Il y a plusieurs aspects qui me semblent primordiaux.

 

Le  premier point de notre programme qui me semble essentiel était le suivant :

 

« Créer un climat de confiance et de dialogue avec toutes les catégories de personnel et les étudiants »

 

C’est certainement sur ce dernier point, que nous avons totalement failli. Tant que le climat de dialogue ne sera pas rétabli dans cette université, point de salut. D’ailleurs, le CNE, dans son rapport, nous invite à des états généraux. Je propose que nous établissions des cahiers de « doléances » et donc établir de vraies procédures démocratiques.

 

Un autre point de notre programme qui me semble tout aussi essentiel était le suivant :

 

« Renforcer les mesures pédagogiques (accompagnement, soutien, tutorat…) favorisant la réussite du plus grand nombre. Organiser une évaluation de ces dispositifs »

 

Rien n’a été mis en place au cours de cette année, alors qu’il y a urgence à faire fonctionner de nouveau l’ascenseur social pendant que nos banlieues brûlent et que continue de gronder la colère des étudiants (CPE, CNE…).

 

Les élites de la nation, dont nous sommes, sont assises sur un véritable volcan qui va probablement de nouveau exploser.

 

Sachons à l’université d’Evry prendre en compte ces vraies questions et nous opposer vigoureusement aux propositions du directeur de l’UFR SSG qui demande non seulement des moyens supplémentaires et fait fi de tout évaluation des formations, mais encore réclame une ponction sur les filières scientifiques et professionnelles sans se soucier des besoins et des intérêts des étudiants de ce secteur (voir texte signé par JP Durand sur le blog du SNESup (http://snesup-evry.over-blog.com/)

 

 

Un dernier point de notre programme qui  me semble aussi fondamental était le suivant :

 

« Renforcer la place d’infocentre pour mettre à disposition en interne et à l’extérieur des données qui permettent le pilotage et la réflexion citoyenne sur l’établissement »

 

Dans ce point de notre programme, nous mettions en exergue la question de l’évaluation. Depuis le CNE a remis son rapport. Tous les membres de la direction semblent avoir rayé d’un coup de plume ce rapport.

 

Regardons nous dans la glace et sachons véritablement en tenir compte et mettre en œuvre les mesures préconisées. Tout candidat issu de notre liste devra prendre à ce sujet de vrais engagements et en pas les oublier.

 

 

Gilles Waksman

 

Lettre numéro 1 de loin

 

Le 29 mai 2006 

 

Par Waksman - Publié dans : ensemble.elections2005
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Jeudi 11 mai 2006

Comment en finir avec l’enlisement et la stagnation ?

 

Comment redonner un dynamisme à l’Université d’Evry ?

 

 

 

J’ai, l’an dernier, mené une bataille pour que nous arrivions à établir une liste qui se présente avec un programme et des objectifs clairs, ambitieux et rigoureux pour l’UEVE.

 

 

Nous avons emporté 50% des élus dans tous les conseils et tous les corps d’enseignants. Malgré ce que je considère comme une victoire quelques-uns uns (Billy, André et Quétin) se sont acharnés à m’écarter de la direction. Ils y ont réussi.

 

 

D’autres dans notre liste ont pensé qu’une stratégie de contournement du Président pourrait aboutir à des résultats.

 

  • Force est de constater que cette stratégie ne marche pas et que celles et ceux qui étaient de cet avis ont eu tord.

     

  • Force est aussi de constater que notre université est dans une très mauvaise passe et que la responsabilité de D. André et du triumvirat de l’ancienne direction (André, Billy, Quetin) est considérable dans cet enlisement comme le montre le CNE

Comme je suis soucieux du service public, je continue de m’inquiéter pour l’avenir de l’UEVE.

 

Comme chacun je me pose  la question : comment en sortir ?

 

« André va démissionner », dit la rumeur.

 

 Mais ce n’est que rumeur. Je ne crois absolument pas à sa démission.

 

On est en mai 2006. Le mandat de André se termine en juin 2007. Je crains qu’il soit là jusqu’en juin 2007.

 

Le service public aura dans ce cas perdu 5 ans !

 

 Avec un homme qui est incapable de prendre une décision positive  (c’est le cas comme on le voit, pour  le LMD…)

 

Un homme qui abuse en revanche de ses pouvoirs en s’attaquant aux moins protégés  (comme les PAST)

Un homme qui ne défend aucun principe universitaire (comme dans le cas de nos collègues de LEA) et qui accepte toutes les compromissions (ses velléités dans l’affaire irrésolue encore, de la CSE gestion, nous salissent tous).

 

La liste est longue; je ne l’allongerai pas inutilement : relisez mes différentes interventions de cette année.

 

 

Je propose donc de provoquer une situation qui poussera enfin, à la démission André. Jeannine et Richard doivent démissionner et surtout déclarer pourquoi. Au cours de cette année, je vous ai (avec Yves Sabourdy) donné tous les arguments qui montrent l’urgence d’une action de clarification. A aucun moment, vous n’avez saisi la balle au bond. Nos 2 VP doivent prendre leurs responsabilités. Vous devez, Jeannine et Richard, nous dire votre opinion. Je tiens à faire remarquer que je suis le seul à m’exprimer publiquement. Qui d’autre le fait ? Celui qui prétend animer la liste aujourd’hui ne dit jamais rien publiquement. Les collègues de rang A sont dans une logique du « cher » collègue : « Nous collègues de rang A, nous sommes entre gens de bien (et ce par essence car nous sommes Professeurs des universités). Il est inadmissible qu’on s’attaque à un collègue ». Le fond de l’affaire est là. On ne veut pas faire de vagues.

 

Heureusement que dans d’autres universités et en d’autres temps des gens ont eu le courage de sa battre contre l’injustice, contre des décisions iniques.

 

 Collègues d’Evry, ayez un peu de courage ! Votre position n’est pas et ne sera jamais mise en danger. Exprimez-vous publiquement. Ayez le courage de dire ce que vous pensez tout bas ou ce que vous dites en catimini dans les bureaux.

 

 

Pour revenir enfin à notre mission d’Universitaires c’est à dire au premier chef de membre de Service public de l’Enseignement et de la recherche il serait hautement souhaitable de débattre entre nous des missions de notre université.

 

 Cette question a fait l’objet d’un début de débats au cours des élections. Elles  sont aujourd’hui abandonnées car il n’y pas de démocratie, dans notre université  et il n’y a pas de débat démocratique. Nos représentants VP et l‘animateur de la liste sont trop englués dans la stratégie de contournement qui a échoué  et  ne veulent pas ou ne trouvent pas le moyen et la méthode pour susciter le débat qui seul fera progresser notre Université.

 

 La vraie question que nous devons poser est celle-ci : comment renforcer au plus haut niveau la recherche et l’enseignement dans les secteurs scientifiques, comment y attirer les jeunes, tout en tenant compte de la présence en nombre de jeunes dans les secteurs des sciences humaines, sociales, de gestion et de droit ?

 

 Les jeunes de ces secteurs  ne doivent plus servir  de prétexte pour obtenir des moyens financiers ou des postes.

 

L’université ne peut plus fonctionner sur ce modèle.

 

 On sait tous que ces jeunes sont les plus fragiles et l’université ne répond pas à leurs attentes  (je vous renvoie à la lecture de l’article intitulé « Massacre organisé à l'université » par Grégoire BIGOT - Article publié le 7 avril 2006 dans le journal « Le Monde ») et disponible sur le Blog du SnesupEvry (http://snesup-evry.over-blog.com/ ).

 

Pour tous ces jeunes, notre système universitaire est devenu obsolète. Il faut que nous universitaires,  prenions nos responsabilités. Le secteur professionnalisé et la formation par alternance sont des chances pour ces étudiants quand ils ne sont pas en mesure de suivre certaines filières théoriques. Je crois qu’il faut aussi dans ce domaine prendre nos responsabilités fondées sur une analyse réaliste et honnête.

 

Un  collègue  vient de me faire parvenir un papier fort instructif dont je vous joins quelques extraits à la fin de ce texte. Il pose à mon avis de vraies questions auxquelles l’université, notre université, devra répondre, et cela dans les mois qui viennent !

 

 

Il faut proposer d’autres formations qu’une licence suivie un master pour ces jeunes : ouvrir des licences pro, développer dans les filières de réelles structures d’accompagnement, évaluer les mesures prises, ouvrir des filières en relation notamment avec les collectivités territoriales ouvrant sur de nouveaux métiers, etc.

 

 Par ailleurs il n’est pas possible de laisser des secteurs entiers (gestion université et IUT, domaine des questions urbaines, LEA) sans recherche organisée à Evry. D’une manière générale comme l’a relevé le MENRT, lors de son évaluation l’ensemble du secteur sciences humaines, sociales d’Evry a une recherche insuffisante (cf. avis sur l’école doctorale et sur les labos).

 

Il n’y a qu’en créant des labos mixtes avec des organismes  et surtout des antennes de labos reconnus d’autres universités que nous pourrons assurer aux diplômes une reconnaissance, et assurer pour nos  étudiants une formation de qualité. Cette démarche a d’ailleurs été engagée en physique…

 

 

Enfin, pour revenir au secteur scientifique, nous devons élargir le débat et se poser la question de la place de notre pays dans le monde en ce qui concerne la recherche, la R&D, l’innovation. Notre université, dans ce cadre, doit avec son budget, développer sa propre politique de recherche, de formation par la recherche, attirer de nouvelles équipes innovantes. Elle doit aussi avoir une politique qui attire les lycéens vers les secteurs scientifiques et se donner les moyens de lutter contre l’échec en première année (à cet égard, nous n’avons jamais évalué les actions menées) et ainsi voir ses effectifs augmenter dans ces secteurs.

 Quand on sait que la moitié du corps professoral sera renouvelé dans les 5 à 10 ans, notre université a une carte à jouer et lancer à ce sujet un débat démocratique et faire des propositions au MENRT, qui aujourd’hui (après la crise des banlieues, la bataille contre le CPE) ne serait certainement pas sourd aux projets s’ils étaient ambitieux, cohérents et réalistes.

 

 

Voilà les quelques contours d’un débat que je souhaite ouvrir dans l’université ou au moins au sein de notre liste.

 

 

Bien à vous et bon courage.

 

 

Le 11 mai 06, Gilles Waksman

 


 

 

 

Pour nourrir notre réflexion  cet extrait d’un article écrit  par un collègue et que je vous livre ici, avant sa parution définitive !

 

 

« Pendant qu’ils font de la sociologie, ils ne sont pas au chômage ! » me répondait avec conviction, en mars 2003, un ministre du gouvernement français qui me recevait dans sa mairie.

Effectivement, comme le montrent les études des chercheurs en sociologie, ce sont les « populations d’origine moyenne ou populaire»[1] dont « le capital scolaire est assez faible » et qui en général « sont plus âgées que la moyenne » qui s’inscrivent dans ces matières à l’université et qui deviennent « le plus souvent (des) employés » ou sont « en statut précaire » ou « travailleurs sociaux »[2].

« La pseudo démocratisation  de l’université est en fait un massacre organisé » comme le souligne si justement Grégoire Bigot[3].

On dénombre :

  • 67 197 étudiants en psychologie
  • 53 874 étudiants en histoire
  • 52 709 étudiants en science de l’informatique et de la communication
  • 28 053 étudiants en sociologie
  •   5 923 étudiants en archéologie, ethnologie et préhistoire

Pour ne retenir que ces disciplines universitaires.[4]

Cette entrée en masse en premier cycle est encore accentuée par la multiplication des baccalauréats technologiques ou professionnels comme le montre bien Alain Chenu[5], nécessitée par la volonté politique du « grand bond en avant » qui doit amener dans « l’avenir radieux », 80% de classes d’âge au Baccalauréat. Comme le souligne l’analyse d’Odile Piriou pour ces étudiants de sociologie appelés de ses vœux par ce Ministre d’alors, il y a bien des difficultés, contrairement aux autres disciplines, à trouver un modèle professionnel autre que le « sociologue académique de l’Université ou du CNRS »[6].Or, et c’est une évidence, malgré l’augmentation importante des enseignants du supérieur en cette matière, les débouchés professionnels manquent cruellement !

 

La professionnalisation matérialisée naguère par la création des DESS (Bac+5) n’a pas plus été une réussite, hormis bien entendu les matières déjà essentiellement professionnelles, comme le souligne encore Charles Soulié à la suite de Pierre Bourdieu. Un diplôme « en dehors du marché académique[7] » ne vaut « en grande partie (que) ce que vaut déjà socialement mais aussi professionnellement son porteur »[8].

 

A ouvrir largement, sans sélection, à des enfants de milieux défavorisés, en raison de leurs origines sociales et scolaires, des premiers cycles universitaires, est une stupidité doublée d’un crime social et économique. « Comme la sociologie, la psychologie ou les langues »[9], il est tout aussi criminel, depuis 2002, d’avoir laissé filer la création des masters professionnels (successeurs des DESS) dans ces disciplines dont les débouchés ne devraient, au moins pour la sociologie à ce niveau, n’être que l’enseignement supérieur ou la Recherche !

 

« La société du risque »

 

 

En dénaturant la réforme du LMD[10], depuis 2002 par corporatisme, imprévoyance ou lâcheté, les ministres de l’Education Nationale français, à commencer par le séduisant « dîneur en ville » devenu coqueluche des « Hauts Plateaux »[11] ces médias à la mode dont certaines chaînes de télévision prétendument d’information, ont amené la jeunesse estudiantine là où elle en est.

« Seule la France est capable d’un tel génie pervers et finalement destructeur de l’idée même d’enseignement public »[12].

Il ne faut donc pas s’étonner que ces jeunes désabusés « qui se pensent plus rarement qu’autrefois comme de futurs intellectuels »[13] brûlent les écoles qui les ont laissés sans diplômes (150 000 selon le Ministère) ou dégradent les universités qui ne les conduisent qu’à la précarité et à l’exploitation.

 

Suite du texte qui peut être mise ou totalement ou partiellement selon envie…ou pas du tout

 

Il faut être bien incompétent ou obstinément inconscient, comme naguère Jules de Polignac[14] , pour proposer à des étudiants de sociologie, de lettres ou de sciences humaines, dont les débouchés sont à 80% dans le secteur public ou para-public, des contrats de travail uniquement destinés aux entreprises privées ?

Il faut aussi avoir une véritable méconnaissance de ce qu’est une entreprise et de ce que sont les orientations politiques, « traditionnellement à gauche, des étudiants comme des enseignants de ces disciplines » [15] pour mettre ainsi en porte-à-faux les chefs d’entreprise à commencer par ceux des TPE et des PME. « Les patrons vont payer très cher un soutien mesuré d’un contrat devant lequel ils ont été mis devant le fait accompli » s’insurge Sophie de Menthon[16].

 

Qu’il est doux d’entendre encore, les doctes fonctionnaires devenus des hommes politiques fustiger ces jeunes « qui ne savent plus prendre de risque ». Si nous sommes bien entrés dans la « société du risque »[17] au sens d’Ulrich Beck, c'est-à-dire celle où « la production sociale de richesses est systématiquement corrélée à la production sociale des risques », nous sommes entrés dans une « paupérisation nouvelle[18] ».

C’est l’attitude face au risque, c'est-à-dire la manière de le répartir, de le gérer ou de l’éviter qui détermine aujourd’hui les processus économiques mais surtout politiques et sociaux. Si la « stratégie du hérisson » « toutes épines dehors » ne produit pas l’effet escompté, comme le souligne Didier Heiderich, « les multinationales, les pouvoirs financiers et politiques (qui) n’ont d’autres volontés que de protéger le statu quo » doivent alors mettre en place une manœuvre d’évitement en « transférant les risques vers le bas de la hiérarchie sociale[19] ».

 

 

« Ne croyez-vous pas, Chers collègues, que notre engagement, nous fait obligation de réfléchir avec sérieux sur le sens de la formation que nous voulons donner, à l’Université, et dans ce contexte, à cette jeunesse qui nous fait encore… confiance ? »

 

Gilles Waksman

 

 

 



[1] Charles Soulié: « Mais que deviennent nos étudiants ? Une enquête sur le devenir professionnel des étudiants en sociologie ? », La lettre de l’ASES, n° 29, octobre 2000, page 1.

[2] Charles Soulié, ibid, « Un tiers seulement a eu son Baccalauréat à l’heure et très peu ont eu une mention » et l’on notera que «  la majorité des étudiants de Licence ont dépassé l’âge normal à ce niveau d’études, soit 21 ans ».

[3] Grégoire Bigot, « Massacre organisé à l’université », Le Monde du 6 avril 2006. Grégoire Bigot est professeur des Universités, Doyen de la Faculté de Droit de Nantes, laboratoire : « Droit et changement social » (UMR CNRS 6028).

[4] Calcul effectué à partir des statistiques du Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche, à partir des données fournies par université… pour l’année 2004-2005, dernières données accessibles.

[5] Alain Chenu : « La non professionnalisation de la sociologie française : les sociologues, l’université de masse et la montée de l’emploi » Commission au 14ème congrès mondial de sociologie, Montréal, 1998, page 18.

[6] Odile Piriou : « La sociologie des sociologues », ENS Editions, Paris 1999 et « Le métier des sociologues », in liens socio, le portail français des sciences sociales, www.liens-socio.org.

[7] Grégoire Bigot, op.cit.

[8] Cf. Pierre Bourdieu, « La Distinction, critique sociale du changement »éditions de Minuit, 672 pages, Paris 1979, page 151,

[9] Charles Soulié : « Les étudiants en sociologie d’aujourd’hui : matériaux pour une histoire disciplinaire », La lettre de l’ASES, n° 30, décembre 2001.

[10] LMD : Licence (bac + 3), Master  (bac+5) , Doctorat (bac +8).

 

[11] « Les Hauts Plateaux », pièce de Patrick Tudoret ; Théâtre rive gauche, Paris. (31 mars- 4 mai 2006)

[12] Grégoire Bigot, Le Monde, 6 avril 2006, op. cit.

[13] Charles Soulié  (2001) op. cit.

[14] Jules prince de Polignac (1780-1847), Premier Ministre français du 8 août 1829 au 30 juillet 1830.. « Droit dans ses bottes » et après avoir reçu  l'assurance donnée par le préfet de police que « Paris ne bougerait pas »,qu’ il convainc le vieux roi Charles X qu’il faut passer en force : ce sont les quatre Ordonnances de Saint-Cloud, du 26 juillet 1830. La révolution des « Trois glorieuses » ( 28,29,30 juillet 1830) qui s'ensuit , signe alors sa chute et celle des Bourbons et de la monarchie légitime en France.

 

[15] Charles Soulié (1999) op. cit.

[16] Sophie de Menthon, présidente d’ETHIC (Entreprises à Taille Humaine Indépendante et de Croissance) citée par La Lettre du cercle des libéraux, 30 mars 2006.

[17] Ulrich Beck : « Risikogesellshaft.auf dem Weg in eine andere Moderne ; Frankfurt am mein, Suhrkampverlag, 1986 ; « La société du risque, sur la voie d’une autre modernité », traduit de l'allemand par Laure Bernardi, 519 pages, Paris, Aubier, 2001.

[18] U. Beck. op.cit, page 36.

[19] Didier Heiderich , Président de l’observatoire international des crises (OIC) « Internet et le management de l’imprévisible », Visionary, Marketing.com, novembre 2003, page 4.

Par Waksman - Publié dans : ensemble.elections2005
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